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[:fr]Entreprenez votre projet professionnel, par Patricia Moerland[:]

[:fr]A quelques jours de la Journée Objectif Emploi 2016, braquons nos projecteurs sur Patricia Moerland, spécialiste de la création et du développement d’entreprise sur des projets innovants et atypiques. Cette Française multilingue opère depuis 2011 entre Rotterdam et Paris avec son entité néerlandaise, Frenchity. Elle animera l’atelier « Entreprenez votre projet professionnel ».

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Comment définiriez-vous un projet professionnel ? 

Patricia Moerland : Un projet professionnel est l’ensemble des actions et des objectifs que l’on se fixe pour atteindre une situation idéale sur le marché du travail. Cela suppose de bien se connaître, de savoir ce que l’on veut, de travailler sur ses valeurs et ses motivations, d’appréhender son environnement et de partir à la conquête de son marché.

Y-a-t-il des étapes clés dans sa réalisation ? Existe-t-il des outils d’accompagnement ?

Patricia Moerland : Le premier outil est le potentiel. C’est là-dessus que la personne en recherche d’emploi devra s’appuyer pour que tout le reste fonctionne. Ensuite ce sont des stratégies à mettre en œuvre pour atteindre son objectif. J’en ferai découvrir quelques-unes au cours de l’atelier.

Au regard du titre de votre atelier, cela signifie-t-il que les candidats doivent être en posture d’entrepreneur ?

Patricia Moerland : En tant que stratégiste pour entrepreneurs, le verbe entreprendre est approprié au contexte car il suppose de se placer en position d’agir. Entreprendre c’est être dans l’action et dans le cas de l’entrepreneur, c’est partir à la conquête d’un marché. Le chercheur d’emploi doit adopter la même posture en passant tour à tour par une phase de découverte, de connaissance et d’appropriation. Le projet professionnel peut amener à envisager la création son propre emploi et de fait, de sa propre entreprise. D’ailleurs, un salarié peut aussi être solo-entrepreneur.

Quelles sont les bénéfices à bien travailler son projet professionnel en tant que chercheur d’emploi ou porteur de projet à l’étranger ? Et ses limites ?

Patricia Moerland : Etre chercheur d’emploi à l’étranger vous place en situation d’important challenge. Si vous devenez porteur d’un projet, vous êtes dans une dynamique de renforcement de votre position.  Vous êtes investi d’une mission pour vous-même et pour votre vie active. Le marché du travail est en pleine mutation ;  de même que les entreprises développent leur « marque employeur », le chercheur d’emploi doit développer sa « marque employé ». Il n’y a de limites que celles que vous vous fixez !

Lors de votre atelier du 12 avril prochain, quels sont les points que vous aborderez ?
Patricia Moerland : Les participants seront invités à bâtir un plan d’action personnalisé visant à améliorer leur employabilité, face à des pratiques de recrutement souvent standard ; à savoir « Bien se connaître pour poser ses fondations », « Développer sa marque personnelle », « Définir et mettre en œuvre une stratégie de conquête de son marché de l’emploi » et « Envisager un plan B… ». Le déroulement sera adapté aux personnes présentes.

Un conseil à destination des (futurs) expatriés ?

Patricia Moerland : Dès que vous avez connaissance du lieu de votre expatriation, et si vous en avez le temps, commencez à apprendre la langue du pays. Entrez dans un groupe de réseau social en relation avec les expatriés dans ce pays et prenez contact et conseil auprès des personnes qui ont déjà suivi la même trajectoire. Et interculturel oblige : sortez de votre zone de confort en participant à des événements organisés par des locaux.

 

….. Son expérience néerlandaise

Qu’est-ce qui vous a amenée à vous installer aux Pays-Bas ?

Patricia Moerland : En faisant le choix de lier ma vie à celle de mon mari néerlandais, les circonstances professionnelles nous ont conduits à faire deux séjours de quelques années aux Pays-Bas. Nous verrons bien pour combien de temps encore.

Professionnellement parlant, qu’est-ce qui vous frappe le plus ?

Patricia Moerland : Au début des années 2000, j’ai eu l’occasion de travailler comme consultante dans une start-up à Amsterdam, j’y ai découvert le plaisir de travailler dans un environnement anglophone avec 27 nationalités différentes. Le marché offre de belles opportunités aux entreprises grâce à un droit du travail souple mais moins protecteur pour les salariés, par exemple du point de vue de la rémunération. Il n’est pas rare de travailler pour deux employeurs dans la même journée voire plus sur une même semaine. Cette flexibilité présente son lot d’avantages et d’inconvénients.

Qu’aimez-vous dans la culture néerlandaise ?

Patricia Moerland : Prendre ce qui vient sans se plaindre et en faire quelque chose qui marche pour soi. Le calme apparent de l’environnement social, le pragmatisme. Cette impression de pouvoir tout faire que je connais des pays anglo-saxons. A mettre également en perspective.

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