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[:fr]Le droit du travail néerlandais – Florence van Rossum[:]

[:fr]Aujourd’hui, nous vous présentons Florence van Rossum, avocate spécialiste en Droit du Travail et Contrats qui interviendra à la Journée Objectif Emploi 2016. Fondatrice du cabinet van Rossum Guyon à Amsterdam et forte d’une longue expérience en conseil de grandes entreprises françaises implantées aux Pays-Bas, elle animera la conférence « Le droit du travail néerlandais ».

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En quoi le droit du travail néerlandais est-il différent du droit français ?

Florence van Rossum : A la base, le Code Napoléon a été la source des deux systèmes. Au cours des années et sous l’influence des différences culturelles et économiques des deux Pays, des disparités se sont créés. Elles ne sont pas aussi grandes qu’on ne le penserait mais en même temps, il faut être vigilant. En Droit du travail, les particularités sont tout de même assez importantes notamment en ce qui concerne la protection du salarié.

Quels sont les points clés que vous aborderez lors de votre conférence du 12 avril ?

Florence van Rossum : Je parlerai des particularités du système du droit néerlandais comme par exemple la protection contre le licenciement aux Pays Bas, le préavis, la clause de non-concurrence ; mais également des changements qui ont eu lieu en 2015 dans le Code du Travail avec des conséquences très concrètes pour les salariés.

Quels sont les types de contrat de travail qui sont le plus proposés aux expatriés ?

Florence van Rossum : Les sociétés néerlandaises ont en général tendance à proposer un CDD de 6 mois ou un an pour commencer. Ce mode de fonctionnement pose d’ailleurs problème à certains expatriés qui ont besoin d’un CDI – garant d’un emploi fixe – pour acheter ou louer un logement aux Pays-Bas. Quant aux horaires, le contrat de travail est en principe de 40 heures sauf pour certaines conventions collectives.

Un travailleur français aux Pays-Bas est-il couvert comme un travailleur néerlandais en cas de fin de contrat ou de licenciement ?

Florence van Rossum : Tout à fait. Cette protection est automatique et ne peut pas être exclue contractuellement.

Y-a-t-il d’autres clauses à ne pas négliger dans un contrat de travail néerlandais ?

Florence van Rossum : Oui. Aux Pays-Bas si un salarié tombe malade, il incombe à l’employeur de payer son salaire sur une durée qui peut aller jusqu’à deux ans. Mais il n’a l’obligation d’en payer qu’à hauteur de 70%.

Selon vous, quels sont les avantages à travailler aux Pays-Bas ? A être entrepreneur ?

Florence van Rossum : Le plus grand avantage pour un Français de travailler aux Pays-Bas est la qualité de vie. Les heures de travail sont tellement plus attractives ici qu’en France (en tout cas Paris). Par contre un entrepreneur Français aux Pays-Bas peut justement être frustré par cette culture où les salariés quittent le bureau sans scrupule vers 18h00 ou même encore plus tôt !

Qu’est-ce qui vous frappe le plus professionnellement parlant aux Pays-Bas ?

Florence van Rossum : En travaillant avec des « managing directors » français expatriés aux Pays Bas, je remarque qu’ils sont souvent choqués par cette culture où les salariés veulent discuter de tout et n’acceptent pas l’autorité telle quelle.

Qu’aimez-vous le plus dans la culture néerlandaise ?

Florence van Rossum : J’apprécie le fait que ce soit une société avec relativement peu de formalités inutiles et paralysantes.

 

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