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[:fr]LinkedIn, un outil incontournable de la recherche d’emploi – Isabelle Chabry[:]

[:fr]Continuons notre mise en lumière des intervenants à la Journée Objectif Emploi 2016 avec Isabelle Chabry, startupeuse dans l’âme. Convaincue par les véritables opportunités mais également les risques majeurs que peuvent générer les réseaux sociaux sur l’image, la notoriété et le business, elle est l’une des fondatrices de MyReputationLab, jeune pousse qui accompagne les hauts dirigeants, managers exécutifs et célébrités dans leur réputation digitale. Elle animera l’atelier « LinkedIn : un outil incontournable de la recherche d’emploi ».

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Pouvez-vous nous expliquer en quoi LinkedIn est un outil incontournable en matière de recherche d’emploi ?

Isabelle Chabry : A la base, LinkedIn a été créé pour mettre en ligne son CV. C’est un moyen pour les recruteurs de valider un parcours, des expériences et la cohérence avec ce qui peut être écrit et dit ailleurs. Etre sur LinkedIn démontre qu’on est quand même un peu digital et qu’indirectement, on a compris le caractère essentiel de cet outil de recrutement. Je pense vraiment qu’aujourd’hui, si on n’existe pas sur LinkedIn, on n’existe pas !

Qu’est-ce qu’un bon profil LinkedIn ?

Isabelle Chabry : C’est un profil clair, concis et qui va droit au but. Le « header » d’un LinkedIn doit être un indicateur de là où l’on veut aller. Cela n’a rien à voir avec son poste mais il doit faire rêver le recruteur. Autre point : les mots clés utilisés. Ils sont le reflet de ce qui est important pour la personne aujourd’hui et dans le futur. Il est nécessaire de toujours se projeter et d’être cohérent sur l’ensemble de sa page. Le lecteur ne le trouvera pas tout seul ! Ensuite, un LinkedIn de qualité se remarque aussi par la rédaction d’un résumé percutant. Il est un véritable atout, composé d’une première phrase d’accroche, d’une introduction, d’un texte et d’une conclusion avec ouverture. Pour finir, ne pas oublier des chiffres et des résultats concrets de vos expériences.

Doit-on adapter son profil LinkedIn en fonction du pays où l’on souhaite être recruté ?

Isabelle Chabry : Tout va dépendre du niveau de poste que l’on cherche. Plus on monte dans des responsabilités assez hautes, plus les profils sont internationaux ; donc on ne va pas l’adapter tant que ça. Par contre, plus on descend dans des postes dits « exécutifs », plus on va essayer de coller au marché. L’adaptation se fait également en fonction de votre recherche : est-ce que l’on souhaite un poste dans une entreprise néerlandaise ou internationale ? Dans le premier cas, il faut les deux langues et prouver que l’on est capable d’écrire un CV en néerlandais ainsi que de s’adapter aux codes du pays. Dans le deuxième, l’anglais est de rigueur ; il s’agira de raconter une histoire et de mettre des mots clés plus valorisants.

Y-a-t-il notamment des différences en termes de prise de contacts et de parole aux Pays-Bas ?

Isabelle Chabry : Aux Pays-Bas, on peut appeler les gens mais il faut être synthétique et carré. Faire jouer les réseaux est moins courant qu’en France. Pour la prise de parole, c’est similaire : être factuel et aller à l’essentiel sans détour.

Quels seront les points abordés dans votre atelier du 12 avril prochain ? Une analyse du profil des participants est-elle prévue ?

Isabelle Chabry : Pour cet atelier, je rentrerai directement dans le sujet avec une idée clé : « aujourd’hui mon LinkedIn, c’est mon image ». J’aborderai l’ensemble des points clés d’un profil en m’appuyant dès le départ sur celui d’un des participants ; avec son accord bien sûr ! Nous essaierons de voir l’adéquation entre la présentation de son parcours, ses envies d’évolution et son profil. Le constat le plus fréquent est qu’il y a une inadéquation qui finit par perdre le recruteur. Nous travaillerons donc sur cette indispensable cohérence. Ensuite, je parlerai des différents outils (photo, header…) qui donnent des indices sur le candidat. J’expliquerai en quoi tous ces éléments ne sont pas à négliger : ils sont les constituants d’un mécanisme technologique précis, qui fait que si l’on fait l’effort de s’y adapter, on sort du lot. Nous passerons aussi du temps sur la réalisation du résumé. Enfin, dans une dernière partie, il sera question de faire vivre son LinkedIn. Avoir un profil ne suffit pas, encore faut-il montrer qu’on existe pour être plus visible et se démarquer. Liker, partager, commenter : 9 minutes par jour suffisent !

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Mon expérience aux Pays-Bas

Qu’est131c772-ce que vous a amenée à vous installer aux Pays-Bas ?
Isabelle Chabry : Après un MBA à Lausanne, ma partenaire a eu l’opportunité de travailler chez Tom Tom à Amsterdam. De mon côté j’avais monté ma start-up et rien ne me retenait. On a donc décidé de venir s’installer aux Pays-Bas.

Qu’est-ce qui vous a le plus frappé professionnellement parlant ?
Isabelle Chabry : Le Dutch consensus ! Je trouve que c’est assez difficile à gérer. Il me semble qu’à un moment donné, il faut prendre une décision pour avancer. Par contre, j’aime leur franc-parler.

Un conseil à destination des (futurs) expatriés ?
Isabelle Chabry : Si vous comptez travailler dans une entreprise néerlandaise ou que votre niveau de poste fait que vous êtes en compétition avec des néerlandais, apprenez la langue ![:]

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