Ateliers & conférences

[:fr]Objectif Emploi 2016: Isabelle Goyon[:]

[:fr]Poursuivons le bal de ce « tour de chauffe » avec Isabelle Goyon, coach professionnel dédié à l’accompagnement de dirigeants, de managers expatriés et de leurs conjoints pour relever les défis de l’expatriation. Elle animera l’atelier « Bien se préparer pour réussir son entretien d’embauche ? ».

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La préparation est essentielle à la réussite d’un entretien. Comment l’envisagez-vous ?

Isabelle Goyon : La première étape consiste à réfléchir à son parcours. Qu’a-t-on envie de dire ? Sur quoi peut-on s’appuyer ? Il convient de reprendre les deux, trois points forts de ses expériences – et autant de compétences – que l’on souhaite mettre en avant et de les illustrer avec des exemples concrets. Cette réflexion consiste également à travailler sur une bonne connaissance de son recruteur et de l’entreprise que l’on va rencontrer. Chercher des informations sur leur site internet est un bon point de départ. On peut aussi consulter les profils LinkedIn. Et parfois être surpris de constater qu’il y a des points communs avec le responsable RH ; une passion, un contact par exemple. Ensuite, il est bon de se préparer aux questions « pièges » qui ne sont pas propres aux Pays-Bas mais plutôt générales aux entretiens. J’ai travaillé avec des recruteurs en France et au Gabon et j’ai constaté qu’il y a vraiment des grandes lignes.

Quels sont les outils qui aident à la réflexion ?

Isabelle Goyon : Il s’agit la plupart du temps de questionnaires. Nous en utiliserons dans le workshop du 12 avril. Ces outils proposent des questions spécifiques qui permettent de passer les étapes et de s’interroger avec efficacité sur son parcours, ses envies… Même si l’on change de motivation dans une vie, nous gardons et développons nos compétences ainsi que nos qualités. Il est donc vraiment nécessaire de travailler en tant qu’individu sur ses forces, ses savoir-faire et ses désirs du moment car la mobilité change les gens.

Quels points aborderez-vous lors votre atelier ?

Isabelle Goyon : Nous allons travailler sur ce fameux « speech » de présentation. Savoir se présenter, parler de son projet professionnel et de ses atouts de manière percutante, le tout en quelques minutes. Les participants pourront donner leur retour, en toute bienveillance bien sûr. Il est important pour moi, durant cette session, de faire travailler les personnes présentes pour qu’elles repartent avec un plan d’actions à développer. Puis j’aborderai la communication verbale et non-verbale pour envisager la manière dont on s’exprime face à un interlocuteur. Dans le cas d’un entretien en langue étrangère, utiliser un vocabulaire simple est préférable pour rester à son niveau de langage et éviter de se perdre. Se préparer suffisamment est donc indispensable. Savoir anticiper le trac sera aussi un sujet que j’évoquerai. Enfin, je parlerai de la conclusion de l’entretien : comment la mener et comment faire le suivi.

D’une manière générale, dans quel état d’esprit sont les expatriés qui cherchent un emploi ? Isabelle Goyon : Quand on est expatrié, on est déraciné. Il arrive de perdre confiance en soi, en ses valeurs et en ses repères. Dans son pays d’origine, on est rassuré : nos amis et notre famille nous confirment tous les jours d’où l’on vient et ce sur quoi l’on peut s’appuyer. Tout cela est remis en cause lorsque l’on part à l’étranger. Parfois certaines personnes ont même la sensation de ne plus savoir faire. Voilà pourquoi ce travail sur son parcours est important pour ancrer ses compétences, se recentrer sur qui l’on est et sur ce que l’on peut apporter à l’entreprise. D’un autre côté, s’expatrier peut être un moment clé pour sortir de sa zone de confort et s’ouvrir à de nouvelles opportunités, à un changement de carrière… Encore une fois, se questionner sur la manière de se présenter et trouver le fil rouge de son histoire professionnelle reste essentiel pour convaincre et mettre en avant son potentiel.

Pour terminer, auriez-vous un conseil pour les candidats ?

Isabelle Goyon : Etre bien à l’écoute pendant l’entretien. Il faut être attentif à ce qui est dit, aux questions posées ; quitte à demander de répéter si l’on n’a pas bien compris. Les incompréhensions qui sont déjà courantes en langue maternelle, sont encore plus fortes dans une langue étrangère.

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